C'est le printemps !
La vie de toutes les couleurs
Blanche la neige, Rouge éclate la rose, La vie en couleurs.
Voilà, je crois que c’est officiellement le printemps.
Vous me direz, cela fait un moment déjà ! Les jonquilles ont déjà fait leur conférence de presse, les oiseaux ont repris leur chorale du matin, et les tondeuses commencent à retrouver leur puissance évocatrice du dimanche après-midi, et parfois du matin !
Mais moi, je crois que je ne l’avais pas vu arriver jusqu’à maintenant !
J’étais encore en mode hiver intérieur : préparation de projets, création du contenu de ma conférence, mise à jour de ma formation avec toutes les nouveautés qui s’enchaînent à un rythme effréné…
Bref, j’avais soigneusement rangé l’option “fin de l’hibernation” dans un tiroir mental. Sans doute entre “faire une vraie pause” et “surveiller la sortie du trailer 3 de GTA”.
Après mon déplacement en Dordogne (pas de nouvelles de l’entreprise à ce jour, et pas encore de relance de mon côté…), le rythme a changé.
J’ai lancé quelques-uns de mes projets en ligne. Et paradoxalement, depuis qu’ils existent enfin quelque part sur Internet, je passe plus de temps hors des écrans à bâtir une cohérence à l’ensemble. A reprendre une respiration bien venue !
C’est sans doute ça, la sortie officielle de mon printemps.
Je ne mets aucune pression particulière sur ces projets, parce qu’ils n’ont pas d’objectif direct de rentabilité financière. Je les ai créés par intérêt pour le sujet, par passion pour la démarche, et par curiosité de voir comment une idée peut devenir un produit, un service, un site, une expérience, toujours accompagné par des outils IA désormais.
C’était ça ou créer une nouvelle influenceuse virtuelle pour vendre des shampoings, j’ai longtemps hésité !
Et puis, j’ai croisé cette illustration sur un réseau social, et là, j’ai tranché !
Le genre de truc à imprimer sur son frigo pour savoir
pourquoi on fait exactement l’inverse tous les jours !
Mes projets persos sont des terrains d’essai. Des petites serres numériques.
J’y plante des graines, je regarde ce qui pousse, je taille un peu, je greffe parfois, je rate aussi, bien sûr.
Et tout cela nourrit mes savoir-faire, que je peux ensuite transmettre, adapter ou vendre à mes clients, notamment dans mon nouvel accompagnement que j’ai appelé « le Sentier IA ».
Trois clients sont déjà accompagnés. Mon premier diagnostic s’est conclu agréablement en terrasse au bord de l’océan dans les Landes. La diversité des parcours et des projets accompagnés m’enchantent tout autant !
Je suis conscient de la chance de pouvoir travailler ainsi… mais peut-être est ce une tendance plus générale qu’il n’y paraît, diapo numéro 32 de ma conférence à venir…
Mais avant d’en parler un peu plus en détail, comme promis dans une de mes lettres précédentes, je vous dévoile aujourd’hui quelques-uns de mes projets en activité. J’espère qu’ils résonneront en vous et que vous oserez embarquer 😉
Une toile vivante
En janvier, lors du démarrage de ce Substack, je vous avais raconté cette idée qui m’avait traversé l’esprit au cours d’une marche sous la pluie, en allant vers un rendez-vous professionnel.
Trois mois plus tard, me voici de retour dans ce même lieu où l’idée avait germé, cette fois pour assister à une conférence passionnante sur l’art pariétal (« relatif aux murs » au sens de paroi) à Lascaux et dans les grottes autour de chez moi.
Quelle chance d’écouter Patricia parler avec autant de passion des peintures, gravures et mobiliers préhistoriques. La suite de la journée s’est transformé en lâcher prise créatif sur nos murs à nous ! Merci Mylène pour l’invitation à cette belle journée !
Bref, tout cela pour dire que la boucle étant bouclée, j’ai envie de vous dévoiler aujourd’hui ma création de janvier.
J’ai réalisé une extension pour WordPress qui représente les liens entre humain•es qui se créent dans ma vie professionnelle au fil des jours.
Sur le site d’Affluents et Confluences, cela prend la forme d’une toile vivante. Une représentation graphique des projets, des personnes, des rencontres, des structures, des idées qui se relient entre elles.
J’aime beaucoup cette image de toile d’araignée.
Dans l’idée d’une architecture fine, patiente, presque invisible au début, puis de plus en plus lisible quand on prend un peu de recul.
Certains sont naturellement très doués pour “faire du réseau”. Ils entrent dans une pièce, et quinze minutes plus tard, ils connaissent tout le monde, ont trois cartes de visite, deux invitations à dîner, et probablement un projet de podcast en commun.
Pour d’autres, c’est plus compliqué. Voire carrément difficile.
Le fait de visualiser ma toile se construire au fil du temps m’apporte de la confiance. Cela m’aide aussi à ne pas oublier certaines branches. Des liens discrets, des rencontres anciennes, des personnes que j’ai envie de reconnecter entre elles, mais qui pourraient disparaître dans le brouillard de mon quotidien si je ne les voyais pas quelque part.
Lorsque j’ai commencé à améliorer cette extension WordPress, j’ai imaginé d’autres usages possibles de cette représentation. Certains très simples. D’autres beaucoup plus ambitieux. Dont un qui me passionnerait vraiment… si seulement les journées acceptaient enfin de passer à 36 heures et le nombre de jours à 10 par semaine !
Mais chaque chose en son temps.
Vous trouverez ma toile vivante ici :
https://affluents-confluences.fr/la-toile-vivante/
En mode déconnexion
Le deuxième projet qui vient de sortir de terre digitale est une boutique en ligne qui met en avant… la déconnexion.
Oui, je sais.
Une boutique en ligne pour inviter à sortir des réseaux sociaux, c’est un peu comme ouvrir un bar à jus détox pour cyclistes dans une station-service d’autoroute. Le paradoxe est assumé.
Et je le pousse même un peu plus loin : je m’interdis de créer des comptes sur les réseaux sociaux pour promouvoir cette boutique.
Les produits ne seront donc découverts que par les personnes qui tomberont dessus dans la rue, dans un lieu de passage, par bouche-à-oreille, ou par des moyens de partage plus confidentiels. Comme cette lettre, par exemple.
L’idée est simple : afficher son envie de communiquer sans réseau social.
Dire, sans forcer personne : je suis disponible à la rencontre. Je ne suis pas uniquement joignable par messagerie instantanée, commentaire, story, like ou algorithme de recommandation.
Ce n’est pas un signe qui oblige à engager la conversation. C’est seulement une petite porte entrouverte.
Et cette semaine, au moment même de vraiment lancer ce projet, il m’est arrivé une scène qui ressemblait à un clin d’œil du hasard.
Perdu en pleine nature, en train d’écouter un podcast dans les oreilles et de profiter du calme, un jeune (théorie de la relativité) homme d’une trentaine d’années a débarqué de nulle part, et est venu me parler. Simplement. Il m’a montré des photos du coucher de soleil qu’il venait de prendre depuis ce lieu, puis nous avons discuté de randonnées que nous avions faites tous les deux dans nos Pyrénées !
Rien d’extraordinaire, me direz-vous.
Et justement.
C’est peut-être cela qui m’a touché. La simplicité de ce moment. Une personne inconnue qui s’approche, partage quelque chose de beau, puis laisse la discussion suivre son cours. Merci Cédric.
Beaucoup d’entre vous s’étonneront peut-être de la banalité de cette anecdote. Certains confirmeront l’extraordinaire de cette situation dans un monde où nous sommes tous le nez dans nos smartphones, fuyant l’autre.
D’autres se diront, comme moi, qu’il existe encore des personnes qui ne vivent pas entièrement dans leurs écrans, et qui restent ouvertes à la création de liens.
J’ai pris cela comme un heureux présage pour le lancement de ce site que j’ai appelé : PALMMAP.
Palm, pour la main. Une main bienveillante, qui salue poliment, plutôt qu’une Face identifiable par des algorithmes.
Map, pour la carte. Une carte des liens anonymes, plutôt qu’un Book qui finit toujours par nous classer, nous profiler, nous ficher.
Remerciement à Emilie, infographiste à Pau, pour la création du logo que j’ai souhaité créé par un•e humain•e plutôt que par une IA, pour la cohérence du projet.
J’ai aussi eu envie d’afficher sur une carte les villes des clients (pas leur adresse fort heureusement !), pour lancer une sorte de défi géographique à la zone la plus déconnectée ! Les dés sont lancés !
L’expérience grandeur nature démarre.
Spéciale dédicace à Pau et Capbreton qui ont ouvert le bal des signes !
Voilà. Si l’idée vous parle, je suis heureux de vous inviter à rejoindre les premiers porteurs de liens :
Une journée, vingt ans plus tard
Le dernier projet lancé cette semaine est arrivé par surprise.
Je discutais avec mon amie Dominique qui m’envoyait un lien vers une réunion politique au sujet du pétrole. Et là, un souvenir est remonté.
Une de mes créations d’il y a vingt ans.
Elle a d’abord surgi de ma mémoire, puis d’un de mes disques durs d’archives. Comme une vieille malle retrouvée au grenier, couverte de poussière, mais avec encore quelque chose de vivant à l’intérieur.
Je me suis remis au travail avec mes agents IA, et dans la journée, le site était réactivé, modernisé, adapté à notre situation actuelle.
Son nom : Sans-petrole.com
Oui, j’avais déposé ce nom en 2005, puis créé dans la foulée un site pour mettre en avant les alternatives au pétrole.
À l’époque, je lisais tout ce que je trouvais sur le Peak Oil, ce moment où la production de pétrole atteint son maximum, avant de commencer à décliner avec l’épuisement progressif des réserves.
En 2006, mon fils est né. Et cette nouvelle responsabilité a renforcé mon envie de comprendre à quoi pourrait ressembler un monde sans pétrole, ou au moins un monde de moins en moins dépendant de lui.
J’avais même envoyé un mail à Jean-Marc Jancovici après la sortie de son livre “Le plein s’il vous plaît”. Il m’avait fait une réponse personnelle très sympathique, qui m’avait bien encouragé à suivre la suite de ses travaux et ses déclarations jusqu’à aujourd’hui.
Tout cela m’a ensuite conduit à m’engager dans différentes associations écologiques. J’ai dû tenter de préserver au mieux cet équilibre personnel compliqué entre respect de l’environnement et passion technologique !
Au bout d’une dizaine d’années, j’ai arrêté le site. Par manque de temps. Par priorité donnée à d’autres activités aussi. On ne peut pas tenir tous les fils indéfiniment.
Mais vu le contexte actuel, je me suis dit que c’était un peu idiot de laisser dormir ce nom et cette idée. Mettre en avant des solutions pratiques pour réduire notre dépendance au pétrole reste plus que jamais utile.
Le sujet est sans fin.
Hier soir, j’ai encore passé quelques heures (littéralement) passionnantes au téléphone avec un expert en énergies renouvelables. Nous avons beaucoup parlé de pétrole, de l’électrification, de bâtiments bien sûr, et beaucoup d’autres sujets, parce que les conversations intéressantes ont rarement la politesse de rester dans leur case.
Il vient de m’envoyer des chiffres impressionnants sur la croissance des ventes de véhicules électriques en Europe.
Cette nouvelle guerre “surprise” en Iran aura peut-être pour conséquence d’accélérer une transition vers l’électrique souhaitée par beaucoup d’experts depuis plus de vingt ans.
Je préférerais évidemment que l’humanité accélère par intelligence collective plutôt que par réaction à un nouveau choc pétrolier. Mais l’histoire semble parfois avoir un goût prononcé pour les méthodes pédagogiques brutales. C’est pas le climat qui dira le contraire…
Le site est ici :
Et pour finir, la conférence
Il est temps pour moi de conclure. Avec une transition toute trouvée ! La crise climatique pourrait bien être doublée par une crise supplémentaire liée au tsunami de l’IA en approche !
Cette semaine va défiler très vite pour moi, pour s’achever par ma première conférence sur le sujet de l’IA appliquée à la vie locale.
Son titre :
“Et si l’IA était une chance… pour nos communes ?”
Je garde la primeur du contenu pour les participants, le 30 avril à 20h à Anglet, Maison pour Tous, salle Ansbach.
Il est beaucoup plus inattendu et surprenant que le titre pourrait le laisser croire, du moins, si vous le prenez au premier degré…
Vous êtes évidemment les bienvenus si vous êtes dans les parages !
Je vous ferai un petit compte rendu en revenant. Je suis impatient de recueillir les réactions du public !
Je vous tiendrai au courant des prochaines dates, j’aimerais contribuer à mon échelle à ouvrir les discussions au niveau local dans d’autres villes !
En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous un joli printemps, un beau week-end si vous lisez ce mail quand il arrive ;)
L’éclosion de vos projets. La réalisation de vos rêves !
De belles rencontres créatrices de liens.
Et une croissance vraiment verte des initiatives porteuses d’espoir.
Il est plus que temps et on a bien besoin de tout cela, en ce moment, dans ce monde aux tensions exacerbées.
Alors autant continuer à planter.
Même modestement.
Même dans un coin de jardin.
Même sur Internet, parfois. Prenez soin de vous…
Et notre traditionnel petit sondage pour finir en couleurs.










